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dimanche 02 juillet 2006

Commentaires

Mme Solis

je suis POUR le centre...j'en ai marre d'aller toujours à toulouse centre pour fait du vrai shopping, manicure, pedicure, coiffeur, gym etc..
J'ai entendu qu'il y aura des boutiks com H&M, zara, mango...... ca va me permettre d'eviter les bouchons et des problemes de parking ....
Ceux qui devrait être contre ce projet sont les commercants des autres centres comme portet, labege, st orens...ils ont beaucoup a perdre
Je suis sur ke ce sont eux qui ont commencer ce polémique...
On est comme meme dans la 1er couronne de toulouse....il faut aussi penser que le prix de nos maisons vont augmenter super cool non??
Pour ceux qui pensent à l'environnement, on fera bcp moins de trajets pour aller a colomiers, toulouse, portet etc donc on va polluer moins non???
Ceux qui preferent un environnement plus calme doit déménager plus loins dans la compagne...ce type de projet est inevitable car toulouse est en pleine croissance et le centre ville ne peut pas supporter le volume...essayez d'aller à toulouse juste avant les fetes...il n'y a pas de place pour tout le monde.

donc OUI AUX PORTES DE GASCOGNE

christophe léguevaques

Merci pour votre contribution au débat

vos arguments sont intéressants car concrets.

Didier Concordet

Bonjour,
Le sondage que vous avez effectué s'apparente plus à un procès à charge qu'à une analyse sereine et réfléchie des avantages et inconvénients de ce projet.
Votre enquête contient un grand nombre d'inexactitudes et de phantasmes probablement par méconnaissance du projet.
A titre d'exemple, le projet qualifié de "pharaonique" est trois plus petit que Carrefour Portet et 25% plus petit que le Leclerc de Blagnac !
L'étude de circulation montre que les aménagements de voirie permettront de résoudre les problèmes de circulation que nous avons aujourd'hui.
Depuis 4 ans, plus de 80 000 m2 de surface commerciale ont été créés sur l’agglomération toulousaine, soit une fois et demie les Portes de Gascogne. Pourtant, la Chambre de Commerce et d'Industrie constate qu’il y a aujourd’hui dans l’agglomération toulousaine, 17% de petits commerces de plus qu’il y a trois ans. Allez faire une tour dans le centre de Blagnac pour vous en convaincre.

Si vous désirez nous rejoindre, soutenir ce projet ou simplement avoir des informations vous pouvez visiter sur le site de notre jeune association "Oui aux Portes de Gascogne"
http://ouiauxportesdegascogne.fr/

Didier Concordet
Président "Oui aux Portes de Gascogne"

Didier Concordet

Bonjour,
Le sondage que vous avez effectué s'apparente plus à un procès à charge qu'à une analyse sereine et réfléchie des avantages et inconvénients de ce projet.
Votre enquête contient un grand nombre d'inexactitudes et de phantasmes probablement par méconnaissance du projet.
A titre d'exemple, le projet qualifié de "pharaonique" est trois plus petit que Carrefour Portet et 25% plus petit que le Leclerc de Blagnac !
L'étude de circulation montre que les aménagements de voirie permettront de résoudre les problèmes de circulation que nous avons aujourd'hui.
Depuis 4 ans, plus de 80 000 m2 de surface commerciale ont été créés sur l’agglomération toulousaine, soit une fois et demie les Portes de Gascogne. Pourtant, la Chambre de Commerce et d'Industrie constate qu’il y a aujourd’hui dans l’agglomération toulousaine, 17% de petits commerces de plus qu’il y a trois ans. Allez faire une tour dans le centre de Blagnac pour vous en convaincre.

Si vous désirez nous rejoindre, soutenir ce projet ou simplement avoir des informations vous pouvez visiter sur le site de notre jeune association "Oui aux Portes de Gascogne"
http://ouiauxportesdegascogne.fr/

Didier Concordet
Président "Oui aux Portes de Gascogne"

Pro-Ménude

OUI AUX PORTES DE GASCOGNE

J’en ai un peu assez de voir quelques récents arrivés sur Plaisance, comme écrit plus haut, dire qu’il faut arrêter d’agrandir la ville. Si les habitants d’il y a 30 ans avaient dit cela, la ville serait toujours à 5.000 hab et les "récents" n’auraient pas pu s’y installer.

Et il est trop facile de dénnoncer les grandes surfaces et de continuer à aller à Portet, Roque, Blagnac ou au Perget. Et qu’on ne me dise pas ne jamais aller chez Décathlon acheter du matériel de sport, chez Leroy-Merlin ou Casto acheter de la déco ou du bricolage, ...

Ce ne doivent pas être quelques "bobos" ou écolos qui doivent dicter le développement d’une ville de 17.000 hab, c’est la majorité de ces habitants, justement. Et ils se sont prononcés en mars.

VIVEMENT LES PORTES DE GASCOGNE, que les opposants arrêtent leur cinéma.

En passant : traiter les Portes de Gascogne de projet démentiel alors qu’il est plus petit que Portet, que Roques, que Blagnac, c’est de la manipulation !!!!

Pro-Ménude

Pour complément, trouvé sur le Web, à l’adresse : http://www.liberation.fr/transversales/villes/221984.FR.php?rss=true&xtor=RSS-491

Instructif, je suis content de voir que ce que je pense est partagé par des analystes impartiaux...

LibéMag Villes.Toulouse. Le combat urbain des bobos de banlieue Un collectif citoyen s’oppose à la construction d’un vaste centre à l’ouest de Toulouse. Au nom d’un «cadre de vie» pourtant inexistant. Par Sibylle VINCENDON QUOTIDIEN : vendredi 8 décembre 2006 Toulouse envoyée spéciale

C’est sans doute un symptôme. Peut-être celui d’une crise de croissance dans une agglomération qui grandit trop vite. Les opposants qui rejettent le «projet d’implantation du méga-centre commercial des Portes de Gascogne» ne se battent pas contre un bâtiment qui menacerait de leur boucher la vue. Prévu à Plaisance-du-Touch, sur un plateau aux confins du Gers et pour tout dire au bout de la banlieue de la ville, le centre ne sera visible que d’une vingtaine de maisons isolées. Et encore : mur, talus et arbres leur masqueront l’objet. Ceux-là ont été consultés, les solutions retenues pour éviter les gênes de voisinage leur conviennent et on ne les entend pas. Ceux que l’on entend, ce sont d’autres habitants, membres du collectif citoyen «Non aux Portes de Gascogne». Leur port d’attache est au cinéma Utopia de Tournefeuille. Progreso Marin, leur représentant, vit dans cette banlieue plutôt résidentielle. Géographiquement, ils sont à bonne distance du site du futur centre. Mais ils se sentent concernés : actuellement, pour aller de Toulouse à Plaisance, on traverse Tournefeuille par une route ordinaire dont l’encombrement est un cauchemar. «Entre 7 h 30 et 9 h 30 du matin, il faut trente minutes pour traverser Tournefeuille», dit Progreso Marin. D’où sa hantise de voir se rajouter sur ce tronçon la file des voitures en route vers le «méga-centre commercial». «Notre premier mouvement, c’est la destruction du cadre de vie, la sursaturation routière, tonne-t-il. Toulouse a connu deux échecs flagrants : le centre commercial du Portet et celui de Labège. La circulation est devenue ingérable. Ils avaient dit qu’on ne ferait plus ça, que tant que les routes ne seraient pas faites il ne serait pas question de refaire un projet. Et on nous présente ça...» Blocage. L’argument semble imparable. Portes de Gascogne poserait le problème de la congestion routière. L’agglomération toulousaine a poussé comme un champignon et l’implantation des centres commerciaux l’a accompagnée. Les plus gros d’entre eux, comme Portet-sur-Garonne, drainent des milliers de véhicules. Portes de Gascogne, 63 000 m2 de vente, un hypermarché Casino, un grand magasin Printemps, 28 moyennes surfaces et 138 boutiques, ne risque-t-il pas d’amplifier le mouvement ? Non, disent ses promoteurs puisque les habitants de la zone iront ici, près de chez eux. Possible. Mais ce qui est sûr, c’est que les clients ne traverseront pas Tournefeuille. Là-dessus, dit Paul-Henri Laucoin, directeur général des services (DGS) de Plaisance-du-Touch, «il n’y a pas de débat à avoir : rien ne peut s’ouvrir tant que les voiries ne sont pas faites». Or elles sont programmées, financées et, pour certaines, lancées. Portes de Gascogne sera desservi par le contournement de Léguevin, qui permettra aux Toulousains d’arriver par le nord via une voie rapide évitant Tournefeuille. Les habitants de Tournefeuille, eux, emprunteront une nouvelle route, la RD 924. Nicolas Monnier, directeur du développement chez Simon Ivanhoé, le promoteur, s’insurge : «Jamais on n’ouvrira sans la réalisation de ces accès, ça serait du suicide !» Sa société a mis 4,7 millions d’euros dans la facture des routes, et l’ouverture, repoussée de deux ans, n’est pas prévue avant 2009. Confusion. Alors, où est le sujet ? Pourquoi y a-t-il un collectif à Tournefeuille, «150 adhérents et 500 contacts», selon Progreso Marin, et 13 000 signatures en bas d’une pétition ? Là se niche le symptôme. Celui d’une croissance désordonnée où tout se mélange. Et en particulier les idées. Deux chercheurs, Bruno Sabatier, géographe, et Yoann Morvan, doctorant en urbanisme, ont pointé récemment dans la revue Urbanisme (1) les contradictions dans lesquelles se trouvent les opposants au centre. Tournefeuille est une banlieue pavillonnaire assez courante, d’une architecture sans intérêt mais avec une population technopolitaine à revenus plutôt confortables. Des «bobos de banlieue», dit Yoann Morvan, partie prenante d’un mode de vie où tout se fait en voiture et qui sont pris «dans une certaine idée mal ficelée de la qualité de la vie». En choisissant de vivre là, ils ont contribué à la fabrication de ce qu’on appelle le «périurbain», ces marées de lotissements et de maisons à perte de vue. C’est sur ce tissu que s’installent les centres commerciaux, qui servent alors de centre tout court, faute de vraie ville ancienne à portée de main. Dès lors qu’on a choisi de vivre dans ce cadre, comment refuser la manière dont pousse cette forme de ville ? Des opposants, Yoann Morvan dit qu’ «il y a un décalage entre leurs pratiques et leurs représentations». Des représentations mentales, ajoute Bruno Sabatier, qui s’appuient «sur un vieux fond idéologique post-soixante-huitard». De ce fond, Progreso Marin témoigne en effet. Il admet la contradiction qu’il peut y avoir entre le choix de vivre dans ces banlieues périurbaines et le rejet d’un projet de centre commercial : «Oui, peut-être . Mais on ne peut pas laisser faire des choses uniquement parce que des gens veulent se faire plus de sous ! C’est une logique de rentabilité qui fait les dégâts que l’on connaît.» Le propos fait écho dans les cénacles de la gauche. A ses manifestations, le collectif a reçu le soutien des Amis de la Terre, de divers groupes alter ou écolo, «des gens de la décroissance», comme dit Progreso Marin. Le Net témoigne de ces relais qui reprennent en boucle l’expression «non au projet démentiel des Portes de Gascogne». Dans le dossier qu’il remet à la presse, le collectif enfonce le clou idéologique : «Ces grands centres à l’américaine ne correspondent pas à notre mode de vie.» «A l’américaine», le mot qui résume. De fait, le promoteur, Simon Ivanhoé, est le fruit du mariage d’une alouette française, le constructeur BEG, et d’un cheval américain, Simon Property Group, qui se présente comme «numéro 1 aux Etats-Unis des propriétaires-gestionnaires de centres commerciaux» . Les dirigeants du groupe ont bien compris que ce pedigree n’allait pas faciliter leurs affaires et en ont rajouté dans le détail pour déminer les oppositions. Côté contenu, Nicolas Monnier, le directeur du développement, recense une longue liste de cadeaux à la population, où l’on trouve une crèche, une grande salle associative, un théâtre de plein air donnant sur un bassin et un lac, une serre géante utilisable pour de grands banquets... Pierre-Louis Taillandier, architecte, avec son associé Jacques Sutter, insiste sur sa méthode : le traitement du paysage avec la création d’un parc (par le paysagiste Thierry Laverne), l’ajout d’un lac qui sert aussi à gérer écologiquement les eaux pluviales, le choix d’un système de ventilation naturelle utilisant les vents pour ne climatiser qu’à partir de la mi-journée... Loin d’être porté au crédit des promoteurs, ce soin nourrit la méfiance : «Ce centre se présente de manière très séduisante, dit Progreso Marin. Il y a des miroirs d’eau, c’est Versailles, quoi... Les détails, ils les ont chiadés.» La consultation des riverains est perçue comme une façon de les acheter. «Il y a eu des voyages à Paris...» poursuit le responsable du collectif. La faible mobilisation à Plaisance-du-Touch est interprétée comme un signe de «la puissance de l’argent» : «Ils ont créé le désenchantement, c’est une sorte de fatalité.» Inaudible. Ce n’est pas un combat pied à pied où l’on expertise chaque point, c’est un dialogue de sourds. Aux arguments des uns répondent les préventions des autres. «Des études de tels projets doivent se faire à l’échelle de l’agglomération», écrit par exemple le collectif dans son dossier. Il est inscrit au schéma directeur de l’agglomération depuis 1992, répond Paul-Henri Laucoin, le DGS de Plaisance-du-Touch. Mais c’est inaudible. Le collectif se retrouve ainsi à manifester devant la Commission nationale d’équipement commercial aux côtés des commerçants du Cidunati, plus que marqués à droite. Progreso Marin est bien un peu gêné quand on s’étonne de ce voisinage mais plaide qu’il n’y a «qu’eux qui peuvent aller en Conseil d’Etat» contre l’autorisation qu’a obtenue le centre. Morvan et Sabatier, les deux chercheurs, résument ces confusions à «une sorte de poujadisme de gauche». Plaisance-du-Touch a 17 000 habitants, greffés en quelques années sur un ancien village. La commune n’a que ce projet de centre commercial , parce que «ce sont des commerciaux qui sont venus nous voir au départ , raconte Paul-Henri Laucoin. Personne d’autre n’est venu, on n’intéressait personne.» A côté de Tournefeuille, où les revenus sont hauts et où les magasins vendent des jouets en bois, du pain Poilâne et des machines à expresso à 300 euros, Plaisance aligne ses pavillons et attend les 1 700 emplois peu qualifiés du centre pour répondre aux besoins d’une population qui n’a pas toujours le niveau qu’il faut pour travailler dans les bureaux d’études de l’aéronautique. «Ici, dit Paul-Henri Laucoin, 80 % des femmes travaillent.» Les enfants de maternelle sont devant la porte de l’école à 7 h 30, repris à 18 heures. La journée, Plaisance se vide. Comment échappe-t-on à un destin de banlieue-dortoir ? Avec ce qu’on trouve, fût-ce un centre commercial. (1) Septembre-octobre 2006, n° 350.

Pro-Ménude

Pour complément, trouvé sur le Web, à l’adresse : http://www.liberation.fr/transversales/villes/221984.FR.php?rss=true&xtor=RSS-491

Instructif, je suis content de voir que ce que je pense est partagé par des analystes impartiaux...

LibéMag Villes.Toulouse. Le combat urbain des bobos de banlieue Un collectif citoyen s’oppose à la construction d’un vaste centre à l’ouest de Toulouse. Au nom d’un «cadre de vie» pourtant inexistant. Par Sibylle VINCENDON QUOTIDIEN : vendredi 8 décembre 2006 Toulouse envoyée spéciale

C’est sans doute un symptôme. Peut-être celui d’une crise de croissance dans une agglomération qui grandit trop vite. Les opposants qui rejettent le «projet d’implantation du méga-centre commercial des Portes de Gascogne» ne se battent pas contre un bâtiment qui menacerait de leur boucher la vue. Prévu à Plaisance-du-Touch, sur un plateau aux confins du Gers et pour tout dire au bout de la banlieue de la ville, le centre ne sera visible que d’une vingtaine de maisons isolées. Et encore : mur, talus et arbres leur masqueront l’objet. Ceux-là ont été consultés, les solutions retenues pour éviter les gênes de voisinage leur conviennent et on ne les entend pas. Ceux que l’on entend, ce sont d’autres habitants, membres du collectif citoyen «Non aux Portes de Gascogne». Leur port d’attache est au cinéma Utopia de Tournefeuille. Progreso Marin, leur représentant, vit dans cette banlieue plutôt résidentielle. Géographiquement, ils sont à bonne distance du site du futur centre. Mais ils se sentent concernés : actuellement, pour aller de Toulouse à Plaisance, on traverse Tournefeuille par une route ordinaire dont l’encombrement est un cauchemar. «Entre 7 h 30 et 9 h 30 du matin, il faut trente minutes pour traverser Tournefeuille», dit Progreso Marin. D’où sa hantise de voir se rajouter sur ce tronçon la file des voitures en route vers le «méga-centre commercial». «Notre premier mouvement, c’est la destruction du cadre de vie, la sursaturation routière, tonne-t-il. Toulouse a connu deux échecs flagrants : le centre commercial du Portet et celui de Labège. La circulation est devenue ingérable. Ils avaient dit qu’on ne ferait plus ça, que tant que les routes ne seraient pas faites il ne serait pas question de refaire un projet. Et on nous présente ça...» Blocage. L’argument semble imparable. Portes de Gascogne poserait le problème de la congestion routière. L’agglomération toulousaine a poussé comme un champignon et l’implantation des centres commerciaux l’a accompagnée. Les plus gros d’entre eux, comme Portet-sur-Garonne, drainent des milliers de véhicules. Portes de Gascogne, 63 000 m2 de vente, un hypermarché Casino, un grand magasin Printemps, 28 moyennes surfaces et 138 boutiques, ne risque-t-il pas d’amplifier le mouvement ? Non, disent ses promoteurs puisque les habitants de la zone iront ici, près de chez eux. Possible. Mais ce qui est sûr, c’est que les clients ne traverseront pas Tournefeuille. Là-dessus, dit Paul-Henri Laucoin, directeur général des services (DGS) de Plaisance-du-Touch, «il n’y a pas de débat à avoir : rien ne peut s’ouvrir tant que les voiries ne sont pas faites». Or elles sont programmées, financées et, pour certaines, lancées. Portes de Gascogne sera desservi par le contournement de Léguevin, qui permettra aux Toulousains d’arriver par le nord via une voie rapide évitant Tournefeuille. Les habitants de Tournefeuille, eux, emprunteront une nouvelle route, la RD 924. Nicolas Monnier, directeur du développement chez Simon Ivanhoé, le promoteur, s’insurge : «Jamais on n’ouvrira sans la réalisation de ces accès, ça serait du suicide !» Sa société a mis 4,7 millions d’euros dans la facture des routes, et l’ouverture, repoussée de deux ans, n’est pas prévue avant 2009. Confusion. Alors, où est le sujet ? Pourquoi y a-t-il un collectif à Tournefeuille, «150 adhérents et 500 contacts», selon Progreso Marin, et 13 000 signatures en bas d’une pétition ? Là se niche le symptôme. Celui d’une croissance désordonnée où tout se mélange. Et en particulier les idées. Deux chercheurs, Bruno Sabatier, géographe, et Yoann Morvan, doctorant en urbanisme, ont pointé récemment dans la revue Urbanisme (1) les contradictions dans lesquelles se trouvent les opposants au centre. Tournefeuille est une banlieue pavillonnaire assez courante, d’une architecture sans intérêt mais avec une population technopolitaine à revenus plutôt confortables. Des «bobos de banlieue», dit Yoann Morvan, partie prenante d’un mode de vie où tout se fait en voiture et qui sont pris «dans une certaine idée mal ficelée de la qualité de la vie». En choisissant de vivre là, ils ont contribué à la fabrication de ce qu’on appelle le «périurbain», ces marées de lotissements et de maisons à perte de vue. C’est sur ce tissu que s’installent les centres commerciaux, qui servent alors de centre tout court, faute de vraie ville ancienne à portée de main. Dès lors qu’on a choisi de vivre dans ce cadre, comment refuser la manière dont pousse cette forme de ville ? Des opposants, Yoann Morvan dit qu’ «il y a un décalage entre leurs pratiques et leurs représentations». Des représentations mentales, ajoute Bruno Sabatier, qui s’appuient «sur un vieux fond idéologique post-soixante-huitard». De ce fond, Progreso Marin témoigne en effet. Il admet la contradiction qu’il peut y avoir entre le choix de vivre dans ces banlieues périurbaines et le rejet d’un projet de centre commercial : «Oui, peut-être . Mais on ne peut pas laisser faire des choses uniquement parce que des gens veulent se faire plus de sous ! C’est une logique de rentabilité qui fait les dégâts que l’on connaît.» Le propos fait écho dans les cénacles de la gauche. A ses manifestations, le collectif a reçu le soutien des Amis de la Terre, de divers groupes alter ou écolo, «des gens de la décroissance», comme dit Progreso Marin. Le Net témoigne de ces relais qui reprennent en boucle l’expression «non au projet démentiel des Portes de Gascogne». Dans le dossier qu’il remet à la presse, le collectif enfonce le clou idéologique : «Ces grands centres à l’américaine ne correspondent pas à notre mode de vie.» «A l’américaine», le mot qui résume. De fait, le promoteur, Simon Ivanhoé, est le fruit du mariage d’une alouette française, le constructeur BEG, et d’un cheval américain, Simon Property Group, qui se présente comme «numéro 1 aux Etats-Unis des propriétaires-gestionnaires de centres commerciaux» . Les dirigeants du groupe ont bien compris que ce pedigree n’allait pas faciliter leurs affaires et en ont rajouté dans le détail pour déminer les oppositions. Côté contenu, Nicolas Monnier, le directeur du développement, recense une longue liste de cadeaux à la population, où l’on trouve une crèche, une grande salle associative, un théâtre de plein air donnant sur un bassin et un lac, une serre géante utilisable pour de grands banquets... Pierre-Louis Taillandier, architecte, avec son associé Jacques Sutter, insiste sur sa méthode : le traitement du paysage avec la création d’un parc (par le paysagiste Thierry Laverne), l’ajout d’un lac qui sert aussi à gérer écologiquement les eaux pluviales, le choix d’un système de ventilation naturelle utilisant les vents pour ne climatiser qu’à partir de la mi-journée... Loin d’être porté au crédit des promoteurs, ce soin nourrit la méfiance : «Ce centre se présente de manière très séduisante, dit Progreso Marin. Il y a des miroirs d’eau, c’est Versailles, quoi... Les détails, ils les ont chiadés.» La consultation des riverains est perçue comme une façon de les acheter. «Il y a eu des voyages à Paris...» poursuit le responsable du collectif. La faible mobilisation à Plaisance-du-Touch est interprétée comme un signe de «la puissance de l’argent» : «Ils ont créé le désenchantement, c’est une sorte de fatalité.» Inaudible. Ce n’est pas un combat pied à pied où l’on expertise chaque point, c’est un dialogue de sourds. Aux arguments des uns répondent les préventions des autres. «Des études de tels projets doivent se faire à l’échelle de l’agglomération», écrit par exemple le collectif dans son dossier. Il est inscrit au schéma directeur de l’agglomération depuis 1992, répond Paul-Henri Laucoin, le DGS de Plaisance-du-Touch. Mais c’est inaudible. Le collectif se retrouve ainsi à manifester devant la Commission nationale d’équipement commercial aux côtés des commerçants du Cidunati, plus que marqués à droite. Progreso Marin est bien un peu gêné quand on s’étonne de ce voisinage mais plaide qu’il n’y a «qu’eux qui peuvent aller en Conseil d’Etat» contre l’autorisation qu’a obtenue le centre. Morvan et Sabatier, les deux chercheurs, résument ces confusions à «une sorte de poujadisme de gauche». Plaisance-du-Touch a 17 000 habitants, greffés en quelques années sur un ancien village. La commune n’a que ce projet de centre commercial , parce que «ce sont des commerciaux qui sont venus nous voir au départ , raconte Paul-Henri Laucoin. Personne d’autre n’est venu, on n’intéressait personne.» A côté de Tournefeuille, où les revenus sont hauts et où les magasins vendent des jouets en bois, du pain Poilâne et des machines à expresso à 300 euros, Plaisance aligne ses pavillons et attend les 1 700 emplois peu qualifiés du centre pour répondre aux besoins d’une population qui n’a pas toujours le niveau qu’il faut pour travailler dans les bureaux d’études de l’aéronautique. «Ici, dit Paul-Henri Laucoin, 80 % des femmes travaillent.» Les enfants de maternelle sont devant la porte de l’école à 7 h 30, repris à 18 heures. La journée, Plaisance se vide. Comment échappe-t-on à un destin de banlieue-dortoir ? Avec ce qu’on trouve, fût-ce un centre commercial. (1) Septembre-octobre 2006, n° 350.

Oui aux Portes de Gascogne

Pour soutenir le projet des Portes de Gascogne

Allez sur le site de l’association Oui aux Portes de Gascogne

http://ouiauxportesdegascogne.fr/

remplissez le soutien

http://s1.e-monsite.com/2008/07/09/82365930soutien-pdf.pdf

envoyez le par mail à

ouiauxportesdegascogne@gmail.com

ou par courrier postal à

Enquête publique "Les Portes de Gascogne"
A l’attention des Monsieur le commissaire enquêteur
Mairie de Plaisance du Touch,
1,
rue Maubec 31830
Plaisance du Touch

Sebos31

Je ne pense que le modèle de grande distribution qui repose la pression mise sur les fournisseurs , la concentration, les intermédiaires, l'agriculture intensive, la produits à bas-cou sociaux et environnementaux, le tout voiture soit viable à long terme.
Il s'agit d'une réponse à court terme à ceux qui ne veulent plus faire 13 km (en voiture) pour aller aux templex de la consommation de Portet (13km) ou de Roques ou de Blagnac. cela va attirer des gersois, en bagnole, pénaliser Auch de son activité commerciale.
Pour ma part j'aspire à un modèle de société plus humain, avec des circuits courts, des petits commerces, du lien, moins de bagnoles. J'oserais même dire qu'il en va d'un impératif écologique et social mais je vais passer pour un utopiste qui ne voit pas les rélaistés économiques de nos multinationales...

Pro-Ménude

Pourquoi pas, effectivement, privilégier le lien et la proxiité. Mais à partir du moment où il est décidé qu'un centre commercial VA s'installer dans l'Ouest Toulousain, il me semble indispensable, en tant que Plaisançois, qu'il s'installe à Plaisance plutôt qu'à côté.

Pour les mêmes impacts, nous aurons les retombées financières et pourrons mettre en place le projet en lui imposant NOS critères.

Mieux vaut contrôler chez nous que subir chez les autres, non?

ms31

Je suis CONTRE ce projet. Il faut arrêter de penser "consommation", les gens n'ont plus d'argent... On grignotte la terre avec nos construction à tout va.
Pour ceux qui pensent qu'on polluera moins car ça sera plus prêt,c'est hypocrite car ils n'ont qu'à prendre les transports en commun, acheter des vêtements ou aller chez la manucure n'est pas vital quand meme !! Blagnac n'est qu'à 10km, c'est pas la fin du monde non ?? De plus, ce qui fait l'attrait des villes de taille moyenne comme toulouse c'est aussi la possibilité de trouver le calme en peu de km.
Enfin, moi je ne comprends pas ceux qui sont pour... dire que ce n'est pas nuisible pour l'environnement c'est se moquer du monde (construire des batiments et des routes ça n'est jamais naturel!!), dire que ça va créer de l'emploi ok mais pendant combien de temps ?? c'est un projet économique qui vise à faire du fric à court terme.
Voilà ... Sur ce, bon we !

Pro-Menude

Que répondre ? Ce sont toujours les mêmes arguments. "On grignote la terre avec nos constructions à tout va"...

Faut-il donc stériliser la population mondiale afin qu'elle cesse de croitre ? Désolé, mais la croissance de la population est ineluctable. Et s'installer à moins de 20 Km de Toulouse en pensant que, éternellement, cela restera campagnard, c'est avoir une vision erronnée des réalités de croissance de la région.

Encore une fois, vous êtes vous-même arrivé un jour à Plaisance. Il a donc bien fallu construire votre maison et la route qui y mène... Pourquoi cela s'arréterait-il après vous ? Parce que c'est vous ?

? ? ? ...

Un écolo pratique

OUI aux Portes de Gascogne.
Pour se rendre à Carrefour Portet ou dans une moyenne surface ou magasin attenant nous brûlons du carburant.
En rapprochant les consommateurs de leur lieu d'achat on diminue la pollution.
N'est-ce pas écologique ?

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