Parking du capitole : l'ACT mène l'enquête
Trois questions à Christophe Léguevaques (CLE), président d’Actions citoyennes à Toulouse (ACT).
Q° - Quel est le problème avec le parking du Capitole ?
CLE – Il s’agit d’un de ces petits arrangements entre amis dont la ville rose à le secret. En théorie, en 2006, la ville devait récupérer le parking GRATUITEMENT et en parfait état. Mais en 2003, la ville a décidé de résilier par anticipation la concession. Aucun motif sérieux d’intérêt général ne peut justifier cette résiliation. La ville accepte alors de payer une indemnité de 3.5 Millions d’euro au concessionnaire (une filiale du groupe Vinci)en raison de la résiliation anticipée et de lancer un appel d’offres pour une nouvelle concession de 20 ans comprenant des travaux qui auraient dû être supportés par l’ancien concessionnaire. La Chambre régionale des comptes estime que cette indemnité est disproportionnée et la recalcule à 350.000 € ! Dix fois moins. Presque rien… Dans le même temps, l’appel d’offres permet d’octroyer la nouvelle concession et les travaux à l’ancien concessionnaire qui avait oublié de les réaliser pour ne pas avoir à en supporter le coût, mais qui accepte d’en encaisser le prix au travers de l’une de ses filiales de BTP. Au final, c’est la ville qui paye les travaux que devait supporter l’ancien concessionnaire lequel repart pour une exploitation de 20 ans… Lorsque l’on sait qu’un tel parking rapporte net de tout plus de 2 millions d’euro par an, il y a de quoi payer la retraite fabuleuse de l’ancien patron de VINCI (plus de 175 millions d’euro pour M. ZACHARIAS). Du grand art. La collectivité paye et le privé profite !
>>> Lire la lettre au Maire de Toulouse et le projet de requête
A compter de la réception de notre demande, la ville dispose de 4 mois pour nous apporter toutes les informations.
Dans le même laps de temps, toutes les toulousaines et les tous les toulousains, qui en auront le courage, peuvent se joindre à la demande en signant la requête.
Téléchargement l_moudenc261006.pdf
Téléchargement MEMOIREinitTATLSE311006.pdfQ° Quelles sont les actions menées par l’ACT depuis 2 ans ?
CLE – Nous avons tout d’abord mis en place le « premier » blog citoyen toulousain www.montoulouse.fr. Premier par ordre d’entrée en scène (décembre 2004) et premier pour la fréquentation (plus de 250 connexions par jour).
Ensuite au mois de mai 2006, nous avons invité deux sociologues (Véronique Le Goaziou et Laurent Mucchielli) pour venir nous présenter leur livre « Quand les banlieues brûlent ». Sur trois jours, nous avons organisé des rencontres avec les professionnels de la sécurité (notamment à l’Institut d’Etudes politiques) avec des sociologues (à l’université du Mirail) mais aussi et surtout avec des habitants des quartiers. Ainsi, avec l’association TO7, nous avons participé à un déjeuner-débat à la Reynerie. Et avec des associations d’Empalot, nous avons discuté des problèmes rencontrés au quotidien par les habitants d’Empalot.
A travers cet exemple, nous souhaitons comprendre pour agir et montrer qu’il est absolument nécessaire de renouer les liens entre ces quartiers et la ville. Nous refusons l’opposition, la séparation entre le centre et les cités. Toulouse ne sera forte que si elle est unie pour faire face aux défis qui l’attendent.
Q° - Vous êtes connu comme un « activiste » du PS, ne s’agit il pas d’une manipulation politique ?
CLE - Tout le monde connaît mon engagement. Ce serait un comble si mon appartenance à un parti devait m’empêcher d’agir. En ma qualité d’avocat, je mets mon savoir-faire aux services de tous. Je veux être le défenseur des toulousaines et des toulousains. La démarche de l’ACT est indépendante et s’inscrit dans cette logique. Ses membres sont des citoyennes et des citoyens appartenant à différentes sensibilités et soucieux d’une bonne gestion des deniers publics. C’est parce que le maire nous a traité avec désinvolture que nous devons passer par une telle action. Il n’avait qu’à nous donner toutes les explications utiles et répondre à nos questions. Il s’est contenté de se retrancher derrière une consultation d’un professeur de droit et créer la polémique. En bon adepte de l’idéologie libérale, Jean-Luc Moudenc refuse de voir le caractère choquant de ce dossier.
A compter de la réception de notre demande, la ville dispose de 4 mois pour nous apporter toutes les informations. Dans le même laps de temps, toutes les toulousaines et les tous les toulousains, qui en auront le courage, peuvent se joindre à la demande en signant la requête.
01:42 dans enquête(s) | Lien permanent

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