Christophe Lèguevaques,
président de l’association ACTIONS CITOYENNES A TOULOUSE et candidat à la
candidature socialiste pour Toulouse et Stéphane Coppey, élu vert de l’agglomération ont confié à Me Agnès
CASERO, avocat, le soin de déposer la plainte pénale avec constitution de
partie civile contre X dans le dossier du Parking du Capitole .
Le 3 avril 2007, le tribunal administratif
de Toulouse avait autorisé MM. Lèguevaques et Coppey à se substituer à la
commune de Toulouse aux fins qu’un juge d’instruction enquête sur les délits de
favoritisme et de recel constatés dans le cadre de la concession du Parking du
Capitole.
En réaction, la ville de Toulouse a saisi
le Conseil d’Etat pour qu’il annule la décision du tribunal administratif et a
demandé à un « expert indépendant » d’examiner les comptes de
la concession. Le but de cette expertise privée était de démontrer que la
Chambre régionale des comptes (CRC) s’était trompée. En effet, lors de la
résiliation anticipée de la concession en 2003, la ville de Toulouse a payé une
indemnité de résiliation de 3.500.00 euro alors que la CRC estimait que cette
indemnité ne devait pas dépasser les 350.000 euro.
« En fait d’expert indépendant, ironise Christophe Lèguevaques, la
ville a choisi le cabinet BGH. Or le patron de BGH n’est autre que Claude
HELIAS qui est également le président du Conseil de surveillance du Stade Toulousain. Le plus drôle de
l’histoire est l’on trouve sur le site de la ville une photo[1] sur laquelle Claude HELIAS et Philippe
DOUSTE-BLAZY posent côte à côte pour la remise de la légion d’honneur à Henri
Fourès. Or, la décision de résiliation de la concession et de surpayer une indemnité injustifiée à VINCI a été
prise par Philippe DOUSTE-BLAZY. De plus, quand on connaît le montant des
subventions versées par la ville au Stade Toulousain, on peut légitimement
s’interroger sur le degré d’indépendance de ces auditeurs ».

Bravo pour cette action courageuse. J'en profite pour vous communiquer ces intéressants propos de Mme Eva Joly, ancienne magistrate, sur la politique judiciaire du président Sarkozy: "Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique".
Amicalement,
Solon
Rédigé par: Solon | mardi 04 septembre 2007 à 10:24
Merci Solon.
Décidément, j'apprécie de plus en plus cette courageuse juge d'instruction.
L'une des clefs de compréhension de la politique pénale du président Sarkozy réside peut être dans le fric.
Les enfants, les fous, les irresponsables ne produisent pas de richesses sonnantes et trébuchantes, ils ne sont pas assez Bling Bling.
En revanche, les valeureux chefs d'entreprise qui préférent s'en mettre plein les poches plutot que s'occuper de leurs entreprises et des salariés, eux ils sont très riches, et très bling bling.
Mais ne faisons pas comme Sarkozy qui n'hésite pas à assimiler une classe d'age à une catégorie de délinquants ou un groupe ethnique à des pratiques ancestrales (son fameux discours sur "l'homme africain").
Alors, je peux témoigner qu'il existe surtout des chefs d'enteprises qui se dépensent sans compter pour la prospérité commune et partagée. Mais ceux là, ne gagnent pas des millions en bourse ou en profitant de la privatisation de GDF. Ceux là, comme les salariés, ils sont sur le terrain ou l'usine.
Rédigé par: christophe.leguevaques | mardi 04 septembre 2007 à 10:43