Comme vous le savez, j'ai proposé que Toulouse mobilise toutes ses énergies, ses talents et son savoir faire pour être candidate à l'organisation de l'EXPOSITION UNIVERSELLE de 2020.
On m'a ri au nez, tout le monde pensant que la ville n'avait ni la taille ni l'envergure internationale pour se risquer dans la cour des grands.
Je maintiens que c'est un moyen d'organiser la ville autour d'un geste urbain majeur, d'organiser les services publics et de prendre date. Peu importe que Toulouse soit retenue ou pas, mais au moins elle aura fait l'effort de penser son avenir et non plus de le subir.
J'ajoute que cela permettrait à Toulouse de résister au choc économique et social qui l'attend à l'horizon 2020. Comment la ville résistera-t-elle quand l'aéronautique sera en crise, LATECOERE délocalisé en Tunisie, le baril à 300 € et les AIRBUS concurrencés par les avions chinois ?
Mais, chut, il ne faut pas en parler, tout va bien, dormez en paix brave gens.
Christophe Lèguevaques
Café Géo - mercredi 30 janvier 2008 à 18h30
Aera-CMAV 5 rue St Pantaléon (M° Capitole)
http://www.cafe-geo.net/rubrique.php3?id_rubrique=2
Le projet d’Exposition internationale, évoqué lors de la campagne pour les élections municipales de 1999, a été validé en 2004 par le Bureau International des Expositions. L’exposition débutera, pour une durée de 3 mois, à partir de juin 2008. Cet évènement majeur pour la capitale aragonaise joue un rôle de catalyseur pour la plupart des opérations actuelles d’aménagement.
A l’intérieur des limites de la ville, au-delà du seul site de l’exposition (25 ha), c’est à une réconciliation avec son fleuve qu’en appellent les promoteurs des aménagements en cours. Alors que Saragosse s’est longtemps protégée du cours tempétueux de l’Ebre, les réalisations urbanistiques et autres ouvrages d’art s’efforcent de faciliter l’intégration du fleuve au sein des différents tissus urbains.
Si le thème de l’eau et du développement durable a été choisi par les promoteurs du projet, les impacts majeurs actuels ont d’abord concerné les infrastructures de transport. Certes la création d’une ligne à haute vitesse entre Barcelone et Saragosse, puis entre Saragosse et Madrid, tout comme l’amélioration des infrastructures autoroutières en direction du Pays Basque et de la Catalogne ne sont pas directement liées à l’Expo 2008. Mais elle a servi de véritable accélérateur et permis de dépasser un certain nombre d’antagonismes qui retardaient la réalisation de tels équipements.
L’Exposition apparaît comme le moteur d’un modèle de développement dont l’objectif est d’accroître l’attractivité de Saragosse en améliorant son degré de connectivité avec des réseaux de communications à grande vitesse dont l’échelle est maintenant européenne. Barycentre d’un polygone dont les sommets seraient Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Barcelone, Madrid et Bilbao, Saragosse revendique ainsi une place majeure dans le domaine de la logistique.
Cette impulsion se retrouve dans les initiatives portées par les acteurs privés et publics à l’origine de parcs d’activités ou de programmes immobiliers dont les dimensions témoignent d’une belle confiance dans l’avenir.
Cependant, cette vague d’optimisme n’écarte pas l’existence de paradoxes qui pourront se révéler douloureux une fois les feux de la rampe éteints. Ainsi l’extension géographique très rapide de la zone urbanisée sur le modèle des lotissements américains paraît peu compatible avec le thème de la protection d’une ressource rare, notamment en Aragon : l’eau.
Angel PUEYO CAMPOS
Département de géographie et d’aménagement
Université de SARAGOSSE

A savoir que l'exposition internationale de saragosse a été une opération blanche. Elle a été en effet payée par la bulle spéculative de l'immobilier espagnol !
Et pourquoi pas un GRAN SCALA en midi Pyrénées pour 2030 aussi ?
Rédigé par: misere misere | vendredi 13 février 2009 à 00:53